Cinq ans d’engagement pour la biodiversité : le diagnostic final des Refuges LPO

Entre 2020 et 2025, la commune a mené, en partenariat avec la LPO Occitanie, un vaste travail d’inventaire et de suivi de la faune sur trois parcelles communales : le Parc du Cros, la Fontaine Romaine et les Berges du Terrieu. Ce diagnostic final, réalisé dans le cadre du programme Refuges LPO Collectivité, dresse un état des lieux complet de la biodiversité locale et propose des pistes d’action pour les années à venir.

Une biodiversité sous pression, un engagement nécessaire
Le rapport souligne que la biodiversité est fortement fragilisée par la destruction des habitats, l’usage de phytosanitaires ou encore l’urbanisation, entraînant le déclin d’espèces pourtant communes. Dans ce contexte, la commune s’inscrit pleinement dans la Stratégie nationale pour la biodiversité 2030, qui vise à enrayer puis inverser cette tendance.

Un partenariat fort avec la LPO Occitanie
Depuis 2020, la LPO accompagne la commune pour inventorier la faune, proposer des aménagements favorables, sensibiliser les habitants et encourager une gestion écologique des espaces publics. Le bilan rappelle l’urgence : 1 amphibien sur 3, 1 mammifère sur 4 et 1 oiseau sur 8 sont aujourd’hui menacés dans le monde.

Une méthodologie complète
Les inventaires ont concerné l’avifaune, les reptiles et amphibiens, les chauves‑souris et l’entomofaune. Les prospections ont été menées à pied selon des protocoles adaptés, en notant les espèces observées ou entendues. Les chauves‑souris ont été identifiées grâce à des enregistrements acoustiques réalisés avec un détecteur à ultrasons.

67 espèces d’oiseaux recensées
Certaines sont nouvelles, comme l’Accenteur mouchet, le Milan royal et la Chevêche d’Athéna. D’autres, auparavant présentes, n’ont pas été repérées, comme le Rollier d’Europe ou la Cisticole des joncs. Toutefois, ce n’est pas parce qu’une espèce n’est plus contactée qu’elle a nécessairement disparu des sites.

Des espèces à enjeu modéré bien présentes
Parmi les 21 espèces nicheuses détectées en 2025, 16 présentent un enjeu de conservation en Occitanie. Le rapport met en lumière quatre espèces emblématiques : la Chevêche d’Athéna, l’Hirondelle rustique, le Petit‑duc scops et le Serin cini.

Chauves-souris, reptiles, insectes : une faune discrète mais bien présente
Les inventaires ont également permis de détecter plusieurs espèces de chauves-souris, toutes protégées, des reptiles et amphibiens dans les zones favorables, des papillons, libellules et orthoptères observés lors des passages sur site.

Des enjeux clairs pour la commune
Le diagnostic met en évidence la richesse de la biodiversité locale, la présence d’espèces patrimoniales, la nécessité de préserver les continuités écologiques, l’importance des zones enherbées, haies, vieux arbres et cavités.

Des recommandations pour l’avenir
Le rapport propose des actions concrètes : gestion écologique du végétal, limitation de l’éclairage nocturne, installation de nichoirs et gîtes, préservation des zones humides, sensibilisation du public, réduction des risques pour la faune (chiens, cavités dangereuses…).

Une dynamique à poursuivre
Ce diagnostic final constitue un outil précieux pour guider les futures actions de la commune. Il confirme que les trois parcelles engagées en Refuge LPO jouent un rôle essentiel pour la biodiversité locale et qu’une gestion adaptée permet de maintenir — voire d’améliorer — la présence d’espèces parfois menacées. Saint Mathieu de Tréviers réaffirme ainsi son engagement pour une nature de proximité vivante, protégée et partagée.

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